Emile ferait-il bien de prendre un chewing gum comme demande Odile Deray ? Mastiquer c’est la santé ! Mais-ce est vrai pour le chewing gum ? Les matières premières sont quand même des composants du pétrole, le polymère. Ce sont des chaines souples que l’on peut mastiquer…

Pour rendre leur chewing gum plus séduisants les industriels ajoutent des additifs. Alors allons enquêter sur le chewing gum et sa fabrication !

Comment a été créé le chewing gum?

Les mayas mastiquaient depuis longtemps la sève de du sapotillier, le chiclé. Les européens chiquaient eux des boules de tabac.

C’est en mélangeant du chiclé (latex issu du sapotillier) avec de la résine et du sirop de glucose que Thomas Adam fabrique les premiers chewing gum en 1872. Cette chiclé provient d’un général mexicain chassé de son pays par la révolution. Thomas Adam les vendra en pharmacie et c’est le début du succès avec des goûts réglisse et orange. Mais la saveur de ces gommes ne tenaient qu’un seul instant.

William Wrigleys se charge de commercialiser le produit sur tout le continent avec des grandes campagnes de publicité à la fin du XIXe siècle.

Le chewing gum est amené par les américains en Europe à la fin de la première guerre mondiale. Une deuxième vague arrive en 1944 avec les GI. Un de ceux là, Courtland E. Parfet revient en France en 1952 et créé la marque Hollywood, un chewing gum à la chlorophylle fabriqué en France.

Comment est fabriqué le chewing gum ?

Pour les chewing gum industriels, à la place du cliché on utilisé un

copolymère (assemblage pour créer une molécule) d’isobutène avec du butadiène ou isoprène, un caoutchouc synthétique.

La résine synthétique la plus utilisée dans l’industrie des chewing gum est le styrène-butadiène (appelé SBR “r” pour rubber). Un produit organique produit à partir du pétrole, huileux, toxique et inflammable (règles du sécurité à respecter qui peut aboutir à une explosion d’une usine). Alors que le butadiène est composé d’atomes de carbones et d’hydrogène.

La gomme c’est 20% du produit et 80% ce sont les agents d’enrobages : On ajoute ensuite les arômes, les colorants et le sucre et des additifs ou axiliaires de fabrication (gélatine, emulsifiants, bicarbonate, cire de carnauba). Ensuite tout est mélangé dans un pétrin pendant un quart d’heure la pate atteint 50 degré, puis elle passe dans une extrudeuse pour faire des grandes bandes qui seront ensuite découpés en tablette.

Dans les agents d’enrobage il y aussi du BHA, un antioxydant qui sert à maintenir la qualité le goût et l’apparence des produits. Mais le problème c’est qu’il est classé dans le groupe 2 B (peut-être cancérogène) du centre international contre le cancer. Il peut y avoir aussi un autre agent dangereux dans les chewing gum, le colorant E171 qui est peut-être cancérigène et que Wrigleys souhaite bientôt enlever de sa recette.

Limites du chewing gum

Les molécules dans le chewing gum sont toxiques en présence de l’eau, ce n’est pas bon pour le milieu marin quand ils sont jetés dans la mer.

Une grande partie des consommateurs ne jettent malheureusement pas leur chewing-gum à la poubelle après mastication. Le chewing gum met 5 ans à se biodégrader.

21% des produits utilisés sont rejetés dans la nature.

Premièrement, les polymères, soit la résine synthétique a un effet pollueur  tel que la résine SBR, puisqu’ils proviennent du pétrole qui est toxique et surtout inflammable. Également dans les polymères, la molécule de butadiène joue un rôle d’unificateur des monomères et donc accroche plus facilement aux pavées. Cela engendre des plus grandes difficultés pour son désincrustage des sols dans les villes

Ensuite, la cire présente des capacités anti-adhésives grâce à la présence du plastifiant inséré dans le ploymère. Cela facilite le nettoyage des rues dans les villes. Mais la composition de la cire présente cependant des effets toxiques polluants pour la faune -surtout maritime-

Au Royaume-Uni, le marché du chewing-gum estimé à 400 millions d’euros par an nécessite un budget de 200 millions pour le nettoyage. Des machines spéciales à vapeur existent pour le nettoyage

Singapour a interdit depuis 1992 la vente et la commercialisation de chewing gums.

Heureusement un artiste anglais, Ben Wilson, a décidé de colorer certains chewing gum dans la rue et des les transformer en oeuvre d’art comme vous pouvez le voir ci-dessous !

Les chiffres de la consommation du chewing gum

Aujourd’hui il a près de 3 millions de tonnes de chewing-gum consommés dans le monde en un an. Il y a deux entreprises qui se partagent 16 des 20 marques mondiales (cadburry et Mars qui a racheté Wrigleys).

Chaque année ce sont environ 374 milliards sont machouillés.

Les Etats-Unis sont les premiers consommateurs suivis des français (1 chewing par jour par habitant).

Par contre l’allié des baisers pour une allène fraiche se vend de moins en moins, 7% de recul sur le marché en 2017, selon l’Institut Nielsen.

Le chewin gum est-il bon pour la santé ?

Si le chewing gum est bon pour l’halène et qu’il est maintenant sans sucres pour 95% d’entre eux, tout n’est pas bon.

Ce qui est positif c’est que sa mastication permet d’accroître l’attention et la vigilance, ce qui a été mesuré sous électroencéphalogramme. Effet immédiat : une amélioration de la réactivité et de la performance globale, surtout avec la menthe, qui apporte un effet boost.

«95% des chewing-gums en France sont sans sucre qui est remplacé par le polyol pour recréer un goût sucré. Or, ce composant est particulièrement mal digéré par l’organisme” selon le docteur Olivier Spatzierer, gastro-entérologue à l’Hôpital américain.

Aussi mâcher enverrait un signale à l’organisme comme quoi un aliment arriverait, le système digestif se met en route, mais en réalité ce n’est que de l’air et cela pourrait provoquer une perturbation de la digestion et de l’aérophagie et des flatulences.

Par contre c’est vrai qu’on peut faire des grosses bulles :

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chewing-gum

https://biodgradabilitduchewinggum.weebly.com/polymegraveres.html

http://www.gumego.com/lhistoire-chewing-gum/

https://biodgradabilitduchewinggum.weebly.com/ii—les-problegravemes-environnementaux.html

https://madame.lefigaro.fr/bien-etre/aerophagie-digestion-macher-un-chewing-gum-est-il-mauvais-pour-sante-161117-145596

 

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